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UN Watch in the News

Conférence sur le racisme: le premier défi de Navi Pillay

La Tribune Genève
Alain Jourdan 
Sept. 15, 2008

DROITS DE L'HOMME La nouvelle haut-commissaire aux droits de l'homme doit sauver du fiasco la prochaine conférence contre le racisme organisée à Genève en avril prochain.

La nouvelle haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Navi Pillay, a demandé lundi à tous les Etats d'y participer malgré leurs divergences. £

S'adressant pour la première fois au Conseil des droits de l'homme, réuni à Genève pour une session de trois semaines, la haut-commissaire s'est engagée à tout faire pour amener toutes les parties autour de la table et donner un nouvel élan à la lutte contre la discrimination, la xénophobie, l'intolérance et le racisme.

«Si les divergences devenaient le prétexte à l'inaction, les espoirs et les aspirations de beaucoup de victimes seraient anéantis peut-être de manière irréparable», a averti l'ex-militante anti-apartheid.

Le Canada, les Etats- Unis et Israël boycottent les travaux préparatoires de la conférence de Genève, ou Durban II, alors que d'autres pays européens, comme la France, les Pays- Bas, la Grande- Bretagne menacent de les suivre si la conférence se transforme en plate-forme anti-israélienne.

«J'appelle les gouvernements qui ont exprimé l'intention de ne pas participer à la conférence à reconsidérer leur position», a déclaré la haut-commissaire.

«Je ne crois pas qu'une approche du tout ou rien soit la bonne», a déclaré la Sud- Africaine, qui a succédé le 1 er septembre à Louise Arbour. «Sans la participation de tous, le débat et la lutte contre le racisme seront affaiblis», a souligné l'ex-juge à la Cour pénale internationale (CPI), qui a également appelé à renforcer la lutte pour prévenir le génocide.

Mauvaise direction

La première conférence contre le racisme à Durban, du 31 août au 8 septembre 2001, avait été marquée par de profondes divisions sur les questions de l'antisémitisme, du colonialisme et de l'esclavagisme. Les Etats- Unis et Israël avaient claqué la porte en protestant contre le ton anti-israélien de la réunion.

«Navi Pillay tire dans la mauvaise direction», a réagi l'ONG «UN Watch». Et de se demander pourquoi la haut-commissaire ne critique pas plutôt l'attitude du Soudan, de l'Iran et de la Libye «qui ont commencé à détourner la conférence» de ses buts.

Le directeur d'UN Watch, Hillel Neuer, regrette que Navi Pillay ait qualifié de «productive» la réunion préparatoire d'Abuja (24 au 26 août), alors qu'elle a omis de mentionner dans sa déclaration finale les atrocités commises au Darfour.

La nouvelle haut-commissaire a également affirmé sa volonté de «tolérance zéro» à l'égard de la politique deux poids deux mesures et son souci d'impartialité. Elle devra lutter pour maintenir son indépendance. Le Pakistan et Cuba notamment ont réitéré leur demande d'un contrôle des activités du Haut- Commissariat par le Conseil des droits de l'homme.

Copyright 2008, La Tribune Genève
http://www.tdg.ch/geneve/actu/2008/09/14/conference-racisme-premier-defi-navi-pillay