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UN’s New Rights Chief Must Counter Global Assault Against Individual Liberty

New UN Watch Report gives former commissioner Arbour mixed reviews

Cliquez ici pour la version française

Geneva, July 24, 2008 — The UN’s new human rights chief, Navanethem Pillay of South Africa, will need to fend off increased threats to individual freedoms around the world, UN Watch said today.

“We look forward to working with Judge Pillay in Geneva,” said Hillel Neuer, executive director of UN Watch, an independent human rights monitoring organization based there.

He identified three major challenges facing the UN’s new human rights commissioner.

“First, Pillay will need to use her unique bully pulpit to throw a spotlight on the world’s worst violations, including Sudan’s mass killings in Darfur, Burmese brutality, Chinese persecution, and Mugabe’s destruction of Zimbabwe,” said Neuer.

A UN Watch report (click for draft) to be released next week on Louise Arbour, Pillay’s predecessor, found that her UN statements in 2007 and 2008 addressed violations by 40 countries around the world, including Afghanistan, Nepal, Iraq, the U.S. and Sudan.

However, the report also found that Arbour kept silent on systematic violations by Russia and Egypt, and issued only one statement on China. Arbour has admitted holding back with certain governments. “Because Pillay is from Africa,” said Neuer, “we hope she will have the political leeway to go where some Westerners feared to tread.”

“Second, Pillay needs to serve as a counter to the UN Human Rights Council, which is in a dramatic, downward spiral, and resist the latest attempt by its members to subject her office to their direction.”

In the past year, the council eliminated its protective mandates for victims in Cuba, Belarus, and Congo (DRC). At its March and June sessions, the council imposed new curbs on freedom of speech in deference to Islamic sensitivities, altering its mandate on freedom of expression and restricting what NGOs can say during plenary debates. Another resolution threatens retaliation against council experts who cite countries for violations.

“Pillay must vigorously defend the vital role at the council played by experts and human rights groups. The repressive regimes that dominate the council systematically harass NGOs, repeatedly interrupting them during debates.”

Third, Neuer noted that Pillay, who was born in Durban, now inherits the dubious post of secretary-general of the Durban Review Conference, the UN’s upcoming sequel to the 2001 world conference on racism in South Africa, which was itself accused of stoking racism and anti-Semitism.

France, the U.K. and the Netherlands have threatened to walk away from the April 2009 conference in Geneva if it appears headed to replay the fiasco of 2001. Canada has already announced that it will not attend, and the current U.S. administration has voiced a similar view.

“The preparatory sessions and the latest draft declaration for Durban II—a process chaired by Libya, with Iran as vice-chair—shows alarming signs that we are in for a replay of the worst excesses of 2001,” said Neuer. “Pillay has a singular responsibility, and hopefully the credibility, to ensure that the world anti-racism effort is not once again hijacked by the forces of hatred.”


Le chef des droits de l’Homme à l’ONU doit combattre les attaques contre les libertés individuelles dans le monde

Un nouveau rapport de UN Watch dresse un bilan mitigé du mandat de Louise Arbour, Haut Commissaire sortant

Genève, 23 juillet 2008 – Navanethem Pillay, qui succède à Louise Arbour au poste de Haut Commissaire aux droits de l’Homme de l’ONU, devra impérativement lutter contre les attaques, de plus en plus nombreuses, menées contre les libertés individuelles dans le monde, a indiqué aujourd’hui UN Watch.

« Nous nous réjouissons de pouvoir travailler avec la Juge Pillay à Genève » a ajouté Hillel Neuer, directeur exécutif de UN Watch, une organisation indépendante de défense des droits de l’Homme située dans cette même ville.

Neuer a identifié trois défis majeurs auxquels devra faire face la nouvelle Haut Commissaire.

« Dans un premier temps, Pillay devra se servir de sa précieuse influence pour révéler les pires violations des droits de l’Homme dans le monde, tels que les massacres au Darfour, la brutalité de la junte militaire en Birmanie, les persécutions en Chine ou encore la destruction du Zimbabwe par Mugabe » a indiqué Neuer.

Le rapport de UN Watch sur le bilan de Louise Arbour, la prédécesseur de Pillay, qui vient d’être publié, montre que les déclarations prononcées par l’ancienne chef des droits de l’Homme en 2007 et 2008 ont exposé les violations des droits de l’Homme commises par 40 pays dans le monde, tels que l’Afghanistan, le Népal, l’Iraq, les Etats-Unis ou encore le Soudan.

Néanmoins, le rapport montre également qu’Arbour est restée silencieuse sur les violations systématiques des droits de l’Homme perpétuées par la Russie et l’Egypte, et n’a prononcé qu’un seul discours sur la Chine. Arbour a admis avoir été obligée d’agir avec prudence à l’égard de certains gouvernements. « Etant donné que Pillay est originaire d’Afrique » a dit Neuer, « nous espérons qu’elle disposera d’une marge de manœuvre politique suffisante qui lui permettra de s’engager dans les domaines que certains occidentaux n’ont pas osé aborder ».

« Deuxièmement, Pillay devra contrer la tendance actuelle du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, qui se trouve aujourd’hui dans une dramatique spirale de régression. Elle devra également résister fermement aux récentes tentatives de certains membres du Conseil d'imposer leurs visions au Bureau du Haut Commissaire ».

Depuis sa création en 2006, le Conseil a éliminé les mandats des rapporteurs spéciaux sur les situations des droits de l’Homme à Cuba, en Biélorussie et au Congo (RDC). Lors de ses sessions de mars et de juin derniers, le Conseil a imposé de nouvelles restrictions de la liberté d’expression pour satisfaire les sensibilités islamiques, altérant ainsi le mandat du rapporteur spécial sur la liberté d’expression et limitant le droit de parole des ONG pendant les débats pléniers.

Une autre résolution menace les experts du Conseil qui pointeraient du doigt les pays commettant des violations des droits de l'Homme.

« Pillay doit fermement défendre le rôle vital joué par les experts de l'ONU et les organisations de défense des droits de l’homme au Conseil. Les régimes répressifs qui dominent cette instance onusienne harcèlent, de façon systématique, les ONG, en les interrompant de manière intempestive durant les débats ».

Enfin, Neuer a indiqué que Pillay, qui est née à Durban, hérite également du poste discutable de Secrétaire général de la Conférence de suivi de Durban, un sommet qui donnera suite à la conférence mondiale contre le racisme de 2001 de Durban qui était apparue alors comme un forum raciste et antisémite.

La France, le Royaume-Uni et les Pays-Bas ont menacé de se retirer de la conférence de 2009 de Genève si cette dernière était amenée à reproduire le fiasco de 2001. Le Canada a déjà annoncé qu’il ne participerait pas, et l’administration américaine actuelle a émis un avis similaire.

« Les séances préparatoires – présidées par la Libye et dont la vice présidence est détenue par l’Iran – ainsi que la dernière proposition de déclaration finale de Durban II, ont dors et déjà révélé des signes alarmants qui  laissent entendre que la conférence de 2009 reproduira les mêmes excès qu’en 2001 » a indiqué Neuer.

« Pillay dispose d’une importante responsabilité et, espérons-le, de la crédibilité nécessaire pour garantir que les efforts internationaux de lutte contre le racisme ne soient pas de nouveau détournés par les forces de la haine ».


UN Watch is a Geneva-based human rights organization founded in 1993 to monitor UN compliance with the principles of its Charter. It is accredited as a Non-Governmental Organization (NGO) in Special Consultative Status to the UN Economic and Social Council (ECOSOC) and as an Associate NGO to the UN Department of Public Information.