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Réaction du CDH pour les 1900 civils tués par l’Arabie Saoudite au Yémen

En 10 ans de fonctionnement, avec un ordre du jour qui contient systématiquement un point sur Israël, les rapports partiaux, les mandats pipés, le Conseil des droits de l’Homme a condamné Israël plus de fois que le reste du monde combiné.

D’un côté, l’été dernier, ce corps, fort de 47 nations, a convoqué une réunion d’urgence et a condamné Israël dans au moins deux de ces résolutions distinctes, en cause des présumés crimes de guerre pour la réplique aux tirs de roquettes du Hamas qui, lui, bénéficie d’un traitement de faveur. De plus le CDH a mis sur pied une grande commission d’enquête dirigée par un conseiller juridique payé par l’OLP.

De l’autre, il n’a absolument pas réagi au bombardement au Yémen  avec son lot de civils tués par l’Arabie Saoudite.

De plus, la dernière déclaration sur le Yémen du Bureau du Haut Commissaire aux droits de l’homme (HCDH), censé être apolitique et respecter les “normes les plus élevées d’intégrité” dans le cadre du secrétariat ( Charte des Nations Unies , art. 101 ), démontre que l’administration de l’ONU a failli à ses obligations professionnelles, et qu’elle suit la ligne politisée du Conseil.

En tout état de cause, la justification morale et juridique pour l’intervention de l’Arabie saoudite au Yémen est beaucoup plus faible que dans la riposte d’Israël au Hamas à Gaza.

Tout d’abord, le Conseil dénie à Israël le droit d’invoquer la légitime défense face à un barrage de milliers de roquettes sur ses villes. Dans le cas du Yémen, l’Arabie Saoudite mène une campagne militaire sans que son propre territoire n’ait été attaqué. L’action est motivée par des intérêts géopolitiques plus larges.

Deuxièmement, Gaza déplore 1483 civils tués et ce selon les tableaux des Nations Unies remplis avec les chiffres fournis par le ministère de la santé du Hamas. Au Yémen, les chiffres sont plus élevés de 30% : on dénombre à ce jour 1916 civils tués.

Cependant, inexplicablement, la réponse de l’ONU était considérablement plus sévère dans le cas ayant la base juridique et morale la plus forte et où le nombre de victimes civiles à déplorer est moindre.

Comparons la déclaration sur Gaza publiée en juillet 2014 par Navi Pillay, la Haute Commissaire des Nations Unies pour les droits de l’homme d’alors, avec une  déclaration sur le Yémen  publiée le 4 août 2015 par le porte-parole du Haut Commissaire.

1. allégation de crimes de guerre

-Bande de Gaza: la déclaration de Mme Pillay suggère une forte probabilité qu’Israël était responsable de crimes de guerre:

“Cependant, nous avons reçu des rapports très inquiétants indiquant que la plupart des victimes civiles, y compris des enfants, ont été à déplorer lors de frappes sur des maisons. Ces rapports soulèvent de sérieux doutes sur la conformité des frappes israéliennes avec le droit international humanitaire et avec les droits de l’homme “.

-Yémen: La déclaration du Yémen  ne mentionne ni le droit international, ni violations de ces droits, ni crimes de guerre.

2. Attribution des responsabilités aux parties

-Bande de Gaza: la Haute-Commisaire, Navi Pillay, a admonesté  sans ménagement Israël:

“Pour sa part, le gouvernement d’Israël doit prendre toutes les mesures possibles pour assurer le plein respect des principes de distinction, de proportionnalité et de précautions dans l’attaque, au cours de la conduite des hostilités, comme l’exige le droit international humanitaire. Dans tous les cas, ils faut éviter de viser des civils “.

– Yémen:  Aucune recommandation n’a été formulée à l’encontre des principaux belligérants à savoir l’Arabie Saoudite et l’Iran, qui n’ont même pas été mentionnés.

3. Appel pour des enquêtes, des réparations

– Bande de Gaza: Bien que publiée à peine au troisième jour du conflit à Gaza, la déclaration du Haut-Commissariat a évoqué des violations du droit international et a appelé à des enquêtes, à la justice et à des réparations pour les victimes:

«Chaque violation alléguée du droit international doit être examinée rapidement, indépendamment, de manière approfondie et efficace, en vue de garantir la justice et des réparations pour les victimes.”

– Yémen: il n’y nulle part une telle référence dans la déclaration sur le Yémen.

Conclusion

En conclusion, il est flagrant que le bureau des droits de l’homme de l’ONU emploie un type de langage, de contenu et de ton lorsqu’ils traitent  d’Israël, et un autre type, totalement différent, pour d’autres situations, pourtant comparables voire même pires. Non seulement cela nuit à la crédibilité du bureau, mais plus important encore cela nuit à la cause des victimes à travers le monde.

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unwatch

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